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Mode responsable : où en sont les Zara, H & M, Uniqlo et autres C & A ?, Développement commercial

Mode responsable : où en sont les Zara, H & M, Uniqlo et autres C & A ?, Développement commercial

Quel est le poids de la mode responsable dans l’univers du textile ? Si les consommateurs, et de plus en plus les distributeurs se disent prêts à changer les choses, force est de constater que, dans les faits, la part de vêtements fabriqués avec une matière naturelle ou un textile recyclé, reste faible. C’est ce que révèle une l’étude menée par la start-up d’analyses en temps réel Retviews (Lectra.)

Parmi les marques mondiales de la « fast fashion », le poids des collections écoresponsables varie ainsi de 10 % chez les leaders mondiaux de l’habillement, à 30 % pour C & A, une exception.

Le Covid-19, un accélérateur

De fait, c’est l’enseigne hollandaise avec sa griffe #Wearthechange qui est la mieux placée, avec près d’un tiers de son offre en mode durable. Zara (Inditex) arrive ensuite, avec sa ligne Join Life qui représente 14 % de son assortiment, suivie de H & M avec « Conscious » (environ 10 %). Les deux distributeurs, note l’étude, font pourtant partie des signataires du
Fashion Pact
présenté lors du G7 en août 2019 (ce qui n’est pas le cas de C & A). Chez le japonais Uniqlo et l’espagnol Mango, la part des éco-collections ne dépasse pas 2 %. Un poids encore très minoritaire dans le secteur, qui pourrait évoluer sous l’effet de la crise du Covid-19.

Avec la pandémie, la défense de l’environnement (la mode est parmi les industries les plus polluantes) et la lutte contre le gaspillage, sont revenus au coeur
des préoccupations.
« C’est un sujet qui rencontre encore plus d’intérêt chez la génération Z » et « 90 % des consommateurs sont prêts à changer de comportement » assure l’étude. Les fabricants ont eux aussi tout à y gagner. La perte de valeur dans le textile est estimée à 500 milliards de dollars par an, avec les articles jetés ou non vendus. « La période que nous vivons pourrait être vue comme le catalyseur qui poussera l’industrie de la mode à changer sa façon de concevoir, produire et distribuer », souligne Retviews.

Le rayon enfant plus durable

Déjà, les plus jeunes devraient être sensibilisés à la démarche dans le futur. En moyenne, 50 % des articles durables relèvent du marché de l’enfant. Contre un tiers seulement pour les lignes féminines, alors que les femmes pèsent la moitié du marché. Le coton biologique est la matière la plus utilisée dans cette fabrication. C & A, H & M et Inditex (Zara) figurent parmi les premiers acheteurs mondiaux de cette matière de plus en plus recherchée.

Coté produits, ce sont les t-shirts qui sont la pièce maîtresse de ces collections durables (24 %). « Ce qui peut expliquer le faible prix moyen des articles ecoresponsable », souligne l’étude. Contrairement à une idée reçue, les données analysées montrent en effet que les vêtements durables ne coûtent pas plus chers que le reste de l’assortiment des marques. Outre le poids des t-shirts (catégorie parmi les plus accessibles), l’enquête estime qu’il s’agit d’une stratégie délibérée des enseignes pour « éduquer leurs clients très sensibles aux prix aux articles durables, et les promouvoir ».

Si les consommateurs sont de plus en plus enclins à acheter des vêtements écoresponsables, le manque d’offre, et aussi d’information, restent un frein. « Seuls 3 % d’entre eux savent comment le faire », souligne Retviews. « Face à cette nouvelle donne, il est de la responsabilité sociale des marques d’être transparentes sur leurs progrès en la matière […], estime Quentin Richelle, le responsable marketing chez Retviews. A ce jour, aucune réglementation internationale définissant ce qui peut être qualifié de durable en matière d’habillement n’existe ». Le chemin vers la standardisation de la mode durable sera encore long.

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