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Jérémy Jacquin, le fondateur d’Oxyzone, assainit l’air, Success Story

Jérémy Jacquin, le fondateur d'Oxyzone, assainit l'air, Success Story

Jérémy Jacquin n’a pas attendu la deuxième vague de Covid-19 pour trouver un second souffle. Le fondateur de Corpor8, groupe de nettoyage pour professionnels, s’est diversifié dès le premier confinement en créant Oxyzone, entité spécialisée dans l’assainissement de l’air grâce au plasma froid de l’oxygène, une technologie empruntée à la Nasa. « Cela permet de débarrasser l’air et les surfaces de microbes, particules fines et autre formaldéhydes », précise le Parisien de 38 ans qui, à l’heure de la pandémie, répond à un besoin immédiat des entreprises, tout en anticipant un nouveau cadre législatif. En effet, à compter du 1er janvier 2023, la surveillance de la qualité de l’air sera obligatoire dans tous les établissements recevant du public.

Des ménages pour payer son loyer

Petit nouveau sur le marché de la décontamination, le self-made-man a déjà attiré des clients de taille, tel le siège de Toyota France à Vaucresson, et peut-être bientôt la Philharmonie de Paris. Pourtant, le titulaire d’un seul bac pro « hygiène, propreté et environnement » est parti de rien… Adolescent frondeur, l’aîné de trois enfants, fils d’une ancienne directrice de l’inspection générale de la jeunesse et des sports et d’un responsable d’association, quitte le nid familial avant sa majorité et « fait des ménages pour payer son loyer ».

A 20 ans, il monte sa propre société de propreté. Il en sera l‘unique salarié deux ans durant. Seul, cet homme de réseau étaie son offre, étoffe son portefeuille de clients et structure son groupe.

500 salariés… dont son père

Fondé en 2006, Corpor8 comprend donc trois filiales : Give me 5, entité dédiée à l’événementiel (clubs, discothèques, bars, restaurants…) ; Working 4, spécialiste du nettoyage pour le secteur hôtelier ; et Diamanet, qui intervient aussi bien dans les bureaux et usines que dans les magasins et espaces de co-working, et vient d’ajouter une corde à son arc avec Oxyzone. L’ensemble compte 500 salariés, dont… son père.

Regard noisette clair et sourire timide, l’ancien « skateur » assure que « l’ensemble pesait près de 8 millions d’euros de chiffre d’affaires avant la crise », mais la pandémie a généré un trou de 1 million d’euros d’impayés. Patient, il attend des jours meilleurs pour l’hôtellerie et l’événementiel, et reste à l’écoute de ses 1.500 clients, tout en faisant valoir sa marque de fabrique pour s’octroyer de nouveaux marchés.

Un marché de 14 milliards d’euros

« Jérémy connaît son métier et a construit une organisation agile où l’information remonte très vite du terrain », estime Nick Rogers, client historique et directeur des opérations de France Hostels, réseau d’auberges de jeunesse tels The People Hostels et Les Piaules. Dès qu’il ouvre un nouvel établissement (à Paris, à Marseille, aux Deux Alpes…), Nick Rogers sollicite Jérémy Jacquin qui a, pour autre particularité, dit-il, « de témoigner un profond respect envers ses équipes ».

L’intéressé l’affirme : il souhaite valoriser « le savoir-faire de ses salariés », et ajoute que chaque client a son numéro de portable pour le joindre directement, « un moyen d’inciter les entreprises à solliciter une PME plutôt qu’un géant du secteur ». Tout est bon pour se différencier sur un marché de la propreté évalué à près de 14 milliards d’euros de chiffre d’affaires, qui compte près de… 12.000 entreprises.

Surf et Polynésie

Conscient d’être d’une « exigence maladive », l’entrepreneur s’impose de décrocher de temps en temps : il y a cinq ans, le grand amateur de surf (pratique qu’il a découverte au début des années 2000 lors d’une coupure de six mois en Indonésie) s’est rapproché de l’océan en s’installant sur les hauteurs de Saint-Jean-de-Luz. De quoi goûter au moins deux fois par semaine les vagues des plages de Cénitz et de Bidart.

Père de trois garçonnets, il dispose de moins de temps pour reprendre à la guitare les morceaux de Nirvana, de Jimi Hendricks et des Red Hot Chili Peppers, mais ne perd pas de vue son rêve d’ado : « Vivre en Polynésie, dans un habitat écoresponsable, en connexion avec la nature. » Il n’y a pas de raison pour qu’il n’y parvienne pas. De l’avis de Nick Rogers, « Jérémy n’a pas peur des situations complexes, il sait gérer ».

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