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vers une nouvelle gouvernance européenne, Actu

Bercy travaille sur la création d’une nouvelle gouvernance en matière d’innovation médicale et sanitaire. L’association des entreprises innovantes en santé, France Biotech, avait présenté début novembre un « plan innovation santé » qui allait dans le même sens.

Pour s’armer contre les prochaines crises sanitaires, l’Europe veut se doter d’une nouvelle autorité, la « Health Emergency Response Authority » (HERA). Celle-ci s’inspire largement de la Barda aux Etats-Unis, cette agence américaine est spécialisée dans la constitution de stocks de médicaments essentiels mais aussi dans l’investissement en R & D pharmaceutique afin d’aider les laboratoires à trouver rapidement des solutions aux nouvelles menaces sanitaires.

La France soutient cette initiative européenne – qu’elle veut d’ailleurs voir se concrétiser au plus vite-, et entend elle aussi revoir son système de soutien à la recherche médicale. « Ce n’est pas le sujet le plus simple, mais l’on se pose la question de comment revoir notre gouvernance en matière d’innovation médicale et sanitaire », explique-t-on à Bercy, où l’on entend aboutir sur le sujet d’ici à l’été 2021.

Favoriser l’innovation intelligente

Une initiative gouvernementale qui va dans le sens du plan pour « réintroduire une politique industrielle offensive » dans la santé présenté début novembre par France Biotech, l’association des entreprises innovantes du secteur. « Nous appelons à la création d’une Agence de l’Innovation santé, comme il existe une Agence innovation défense mise en place par le ministère de Florence Parly », explique Franck Mouthon, le président de l’association et PDG-fondateur de Theranexux. Un nouvel organe qu’il voit plus comme « un catalyseur qu’une agence, car ce mot fait souvent peur ».

L’idée de France Biotech est simple : que les pouvoirs publics, décideurs-payeurs du système de santé en France, puissent exprimer le plus tôt possible leurs véritables besoins dans le domaine sanitaire. « Nous voulons qu’ils puissent nous dire ce pour quoi ils sont prêts à payer », précise le président de l’association.

Avoir un chef d’orchestre pouvant coordonner les besoins des différentes agences sanitaires françaises « permettrait d’avoir une vision prospective qui manque considérablement », particulièrement dans une vision annualisée des dépenses de santé, affirment les biotech françaises. Ainsi, les entrepreneurs pourront adapter les solutions proposées pour qu’elles répondent aux attentes, les investisseurs seront rassurés par l’accompagnement des pouvoirs publics, et le régulateur pourra anticiper l’arrivée des innovations et leur intégration dans le parcours de soins.


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