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la pleine concurrence va profiter aux entreprises, Gestion-trésorerie

la pleine concurrence va profiter aux entreprises, Gestion-trésorerie

Le terrain de jeu s’élargit. Treize ans après l’ouverture à la concurrence sur le marché de l’énergie, une nouvelle étape est franchie ce 1er décembre. C’est la fin des tarifs réglementés à destination des clients professionnels pour le gaz, dont Engie avait encore le monopole. Une étape qui marque la libéralisation totale du marché du gaz pour les entreprises, quelle que soit leur taille.

L’électricité suit la même voie. Quatre ans après la suppression des tarifs « jaune » et « vert » garantissant un contrat réglementé, fourni par EDF, aux grandes entreprises et PME, le tarif réglementé dédié aux clients professionnels doit disparaître le 1er janvier prochain. Après cette date, dans le monde professionnel, seules 1,5 million de microentreprises et assimilées bénéficieront encore d’un tarif réglementé pour l’électricité.

Bascule en offre de marché

Pour le gaz, la mesure a tout d’un symbole puisqu’elle ne concerne que 36.000 clients professionnels. Il s’agit d’abonnés qui n’ont pas changé de fournisseur malgré les courriers qui les ont informés de cette possibilité depuis l’entrée en vigueur de la loi énergie-climat l’an dernier. Ils resteront chez Engie le 1er décembre mais basculeront automatiquement en offre de marché.

Dans l’électricité en revanche, l’évolution de la réglementation pourrait faire bouger les lignes : 1,3 million de clients sont concernés et vont devoir basculer en offre de marché chez EDF ou à la concurrence. Et à ce jour, selon les estimations de la Commission de régulation de l’énergie, seuls 600.000 clients professionnels ont anticipé et changé d’offre ces derniers mois.

Gaz, électricité : la pleine concurrence va pouvoir jouer pour les entreprises

Moins de marge, plus de volume

En 2016, la suppression des tarifs réglementés d’électricité dont bénéficiaient les grandes entreprises avait largement accéléré la croissance des challengers d’EDF. « Ce ne sera pas le même raz de marée cette fois-ci car les volumes de consommation sont nettement moins importants », tempère Damien Heddebaut, associé chez Watt’s Next Conseil. Mais dans un marché où la concurrence a nettement ralenti pour cause de crise sanitaire, l’échéance de début janvier devrait inciter les professionnels à faire jouer la compétition.

« La dynamique concurrentielle est déjà bien plus vive sur le segment des entreprises que sur celui des particuliers, et elle va encore s’intensifier », confirme Aurélien Paillard, chef du département marchés à la Commission de régulation de l’énergie. Ce marché intéresse particulièrement les fournisseurs, car les entreprises représentent la grande majorité de la demande. « Les marges sont plus faibles mais ils se rattrapent sur les volumes », décrypte Damien Heddebaut. De fait, pour l’électricité, les clients non résidentiels représentent près des deux tiers de la consommation, et pour le gaz les trois quarts.

Engie stabilise la situation

Dans le gaz, Engie ne contrôle ainsi plus que 42 % des volumes consommés par les entreprises, une proportion qui tombe même à 31 % pour les plus grands comptes, généralement des industriels. Le fournisseur historique semble néanmoins parvenir à stabiliser la situation. « Engie a repris des parts de marchés à la concurrence ces derniers mois sur le segment des plus grandes entreprises », relève Damien Heddebaut.

Dans l’électricité, où EDF a été attaqué plus tard qu’Engie, la situation est légèrement moins défavorable pour le fournisseur historique : il contrôle encore 47 % des volumes consommés par les industriels et 54 % sur le marché des entreprises et collectivités. Mais il voit ses parts de marché s’éroder sur les grands comptes, comme sur les entreprises de taille moyenne.

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