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Le Village by CA face aux mutations de l’accompagnement, La communauté

Le Village by CA face aux mutations de l'accompagnement, La communauté

Incubateurs, accélérateurs, structures d’accompagnement… tous souffrent, depuis mars dernier, et le début de la crise du Covid-19. Pourtant, l’un de ses plus anciens représentants,
Le Village by CA
, poursuit son activité en démontrant une forme de résistance. Son antenne parisienne a même enregistré 58 millions d’euros de fonds levés par ses jeunes pousses depuis le début de l’année. Un montant qui monte à 520 millions depuis ses débuts en 2014, et tutoie même le milliard d’euros cumulés (914 précisément) si l’on élargit l’observation à ses 36 antennes.

« 90 % des start-up que nous accompagnons sont encore vivantes, défend Fabrice Marsella, directeur général du Village by CA. Cela s’explique notamment parce que nous les embarquons à un stade de maturité où elles ont déjà fait leurs preuves de concept. Et malgré le confinement, un plus grand nombre d’entre elles que ce que je pouvais imaginer arrivent à passer la crise relativement facilement. »

Un soutien pendant le confinement

Une autre explication vient du modèle de cette société d’accompagnement, filiale du Groupe Crédit Agricole.
Le Village by CA met en relation start-up et grands groupes
pour aller plus loin que les simples POC, qui ont longtemps permis de boucler les budgets de ce type de structure. « Nos offres ont changé de nature au fur et à mesure de la maturité des corporates, détaille Fabrice Marsella. L’acculturation est terminée, et nous sommes dans une phase où le retour sur investissement est exigé. Nous participons d’ailleurs à l’élaboration d’outils concrets pour mieux encadrer la relation entre start-up et grands groupes, avec d’autres acteurs de l’innovation. »

Quelques réussites

Si le taux de mortalité des start-up passé par Le Village by CA n’est pas important, le tableau de celles qui ont réussi à se faire un nom est encore en construction. Notons cependant la présence de trois d’entre elles dans le FT120 (Afryen, Loisirs Enchères et Diabeloop), quelques trajectoires intéressantes (Mooncard, Koliving, AdVitam ou Beamy), et des percées aux Etats-Unis (Klevops rachetée par Automation Anywhare, Posos et Séricyne).

Pour soutenir ses pépites pendant l’éclatement de la crise sanitaire, Le Village by CA a dématérialisé son accompagnement. Il était d’abord question d’obtenir des aides de l’Etat, puis de trouver des manières de continuer l’activité malgré le contexte, ou de lever des fonds à distance. Depuis la fin du premier confinement, l’espace parisien, situé dans le huppé 8e arrondissement, accueille à nouveau les entrepreneurs et leurs équipes qui le souhaitent.

Des ambitions plus fortes

Une approche que l’on retrouve aussi dans les « villages » en région, notamment à Grenoble que la pépite Whympr vient de rejoindre pour un accompagnement de deux ans. « Le secteur de la montagne, à qui s’adresse cette start-up, nous touche particulièrement, explique Brice Lemoine, directeur de cette antenne. Ils veulent devenir la référence mondiale d’ici 2025 et nous allons les aider à s’internationaliser, notamment aux Etats-Unis, grâce à notre réseau. »

Cette ambition traduit celle des
centaines d’autres jeunes pousses
qui rejoignent cet accélérateur. Et si toutes, loin de là, n’auront pas cette trajectoire, elles pourront au moins se frotter de près à la relation si essentielle avec le monde des grandes entreprises.

À noter

Le Village by CA propose également un programme d’accompagnement aux entreprises pour notamment immerger leurs collaborateurs dans le quotidien des start-up.

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