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Anh-Tho Chuong, la première employée de Qonto, crée la start-up Lago, La communauté

Anh-Tho Chuong, la première employée de Qonto, crée la start-up Lago, La communauté

Après une première expérience professionnelle dans les télécoms à Kinshasa et une autre chez McKinsey à son retour en France, Anh-Tho Chuong rêvait déjà d’entrepreneuriat. Pourtant, elle a préféré le mettre de côté et suivre son instinct : « En sortant de McKinsey, je ne savais rien faire d’autre que des présentations PowerPoint », admet-elle en toute franchise. Elle rejoint alors Mailjet, une pépite parisienne rachetée par son concurrent américain en 2019, pour chapeauter la stratégie de projets comme le pricing, l’acquisition-activation client ou les levées de fonds, raconte-t-elle : « J’y ai vécu une série A et une série B, avant de rejoindre Weebly, qui s’internationalisait en France, en tant que responsable de l’activité. »

Alors que l’envie de créer son entreprise lui trotte toujours dans la tête, Anh-Tho Chuong croise la route d’un partner du fonds Alven qui vient tout juste d’investir dans Qonto. Rapidement, la néobanque l’engage comme son premier employé et est chargée du marketing, des revenus et du « go to-market ». « C’est le fait de pouvoir expérimenter la phase du zéro au premier client qui m’a particulièrement plu », se rappelle la jeune femme. Elle gère le lancement du produit bêta, débugge avec ses équipes en temps réel, car la qualité du produit est particulièrement critique pour la confiance des usagers.

Le Covid-19 déterminant

Pendant trois ans, elle prend part à la phénoménale ascension de Qonto avant de décider de tenter sa chance au Vietnam, où ont vécu ses parents, rembobine Anh-Tho Chuong : « C’était il y a un peu plus d’un an, beaucoup de signaux indiquaient que l’écosystème tech y était en très forte croissance. Une fois sur place, la crise du Covid-19 a démarré et nous avons décidé avec mon mari de rentrer en France. »

Chassée par des start-up à Paris, elle décide cette fois d’aller au bout de son ambition. Elle crée alors Lago avec trois anciens collègues croisés chez Qonto, pour aider les entreprises à mieux orchestrer les data de leurs clients. Grâce au système de BSPCE (actions) mis en place chez la néobanque, l’entrepreneuse a également pu investir dans quelques start-up (comme Finfrog ou Hugging Face) et un fonds (Isai). Elle a également convaincu Kima Ventures et un associé d’eFounders d’investir dans sa nouvelle aventure, et prépare la version bêta de sa plateforme pour avril prochain. Déjà, elle envisage d’ouvrir son capital à des business angels qui lui permettront de faire le pont avec les Etats-Unis, suivant ainsi la trace des plus grands champions de la French Tech.

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