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Laëtitia Arnoud s’échappe du salariat avec Ubiscape, Rôle modèles

Laëtitia Arnoud s'échappe du salariat avec Ubiscape, Rôle modèles

« Aujourd’hui, il est possible de faire venir le restaurant chez soi grâce à la livraison à domicile. Alors, pourquoi pas les escape games ? », ironise Laëtitia Arnoud. Cette jeune maman a eu l’idée de créer des
escape games
à domicile en rencontrant elle-même des difficultés à organiser ce genre de sorties avec des amis. « Nous avions tous des contraintes, notamment pour faire garder nos
enfants, raconte-t-elle. Résultat, nous n’arrivions jamais à trouver un créneau pour faire un escape game ensemble. J’ai alors eu l’idée de faire venir l’escape game à nous. »

40.000 euros de financement

La jeune femme a créé sa propre entreprise, Ubiscape suite à un licenciement économique en 2018. Grâce à ses indemnités Pole emploi, Laëtitia Arnoud se jette donc à l’eau pour concrétiser son idée. Avant de démarrer, Laëtitia Arnoud crée les premiers scénarios. « Ce fut l’étape la plus longue : 8 mois ont été nécessaires. Cette phase cruciale a permis de déterminer mes besoins en financement
, poursuit l’entrepreneuse. J’ai estimé mon investissement initial à environ 40.000 euros pour la création du matériel et du site internet. » Pour se financer, Laëtitia Arnoud a contracté un
prêt bancaire
et obtenu un financement dédié aux femmes entrepreneures auprès de
France Active
.

Un maître du jeu se rend sur place pour apporter le matériel nécessaire et animer la soirée.
– Ubiscape

Des charges fixes réduites

Au-delà du financement, la fondatrice d’Ubiscape a préféré limiter les risques en optant autant que possible pour des charges variables plutôt que fixes. On lui conseille de lancer un showroom en plus de l’offre à domicile pour montrer comment se déroule la prestation. « Cela impliquait de louer un local et assurer un accueil client, explique l’entrepreneure. Or mon concept attire surtout des clients le vendredi et samedi soir et, éventuellement, le dimanche après-midi. Je ne voulais pas perdre du temps et de l’argent là-dedans, sans réel retour sur investissement. »

Laëtitia Arnoud choisit de s’appuyer sur un réseau de maîtres de jeu indépendants « pour éviter de mobiliser partout en France des game masters quelques heures par semaine seulement », continue la dirigeante. Ils facturent la prestation auprès d’Ubiscape selon la durée de l’animation, sa complexité, l’éloignement par rapport à leur domicile, etc. « Les tarifs peuvent aller de 25 à 300 euros, notamment pour une journée complète en entreprise », détaille-t-elle. Le client final, lui, paie entre 174 et 229 euros.

Ubiscape a également lancé les Ubibox, des enquêtes à résoudre seul. Pour 39 euros, le joueur reçoit régulièrement des indices par téléphone, mail ou courrier et dispose d’un mois pour résoudre l’énigme.

La visioconférence pour s’adapter aux contraintes sanitaires

En deux ans, Ubiscape est devenu suffisamment rentable pour permettre à sa dirigeante d’en vivre. « Je ne gagne pas les mêmes sommes que lorsque j’étais salariée, mais j’arrive à me dégager une rémunération suffisante
», assure-t-elle. La crise du coronavirus a toutefois fortement ralenti la progression de l’entreprise. « Début 2020, nous avions de nombreux projets en cours et le concept commençait à se faire connaître. Mais tout s’est arrêté avec le premier confinement et même après, le redémarrage a été compliqué. Les entreprises, qui sont notre coeur de cible, ont annulé ou reporté de nombreuses prestations », regrette Laëtitia Arnoud. La dirigeante s’est adaptée à la situation. Fin novembre, elle a lancé une nouvelle offre : des escape games d’une heure en visioconférence vendus aux particuliers à 160 euros.

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