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Author Archives: Entrepreneur-France

Stores et Rideaux muscle marketing et production grâce au numérique, Numérique-Cybersécurité

Stores et Rideaux muscle marketing et production grâce au numérique, Numérique-Cybersécurité

La décoration d’intérieur et le
bricolage profitent d’une embellie
. Les Français ont dépensé 5 % de leur budget total pour rénover et décorer leur intérieur l’an dernier, selon l’Institut d’études et de promotion de l’ameublement.

Stores et Rideaux, une PME de l’Eure-et-Loire, a elle vu son chiffre d’affaires augmenter de 18 % en 2020, à 12,5 millions d’euros. Sous l’effet du confinement et de l’évolution des habitudes de consommation, l’entreprise s’est lancée dans une vaste refonte numérique de ses ventes. Elle espère ainsi améliorer son efficacité et sa productivité.

Du B to B au B to C

Installée en pleine Beauce, à Nottonville, Stores et Rideaux a été créé en 1978. Cette PME industrielle compte une centaine de personnes, dont une cinquantaine dans son usine de 4.500 m² qui produit sur mesure des stores et des rideaux.

« Nous avons pris le virage du net dès mars 2011 », se souvient Stéphane Berretti, le président de
Sodiclair
, du nom de l’entreprise qui a acquis Stores et Rideaux en 2006. Jusqu’alors, les produits étaient vendus directement auprès des entreprises et des collectivités. Deux crises successives ont convaincu le dirigeant de se tourner aussi vers la clientèle grand public. Pari réussi puisque sur les 200.000 stores et rideaux produits en 2020, les deux tiers sont désormais vendus à des particuliers en France et à l’étranger.

« Nous investissons en marketing digital un peu plus d’un million d’euros chaque année », explique Stéphane Berretti. Cet investissement vise à améliorer les sites d’e-commerce et leur référencement sur les moteurs de recherche.

Investissement numérique dans la production

 La production n’est pas en reste. « Nous avons aussi digitalisé la prise de commande, le pilotage de la production et de la logistique », indique Stéphane Berretti. Tous les matins, les commandes provenant des différents sites internet sont aspirées de sorte à générer automatiquement les ordres de fabrication en usine et les achats des matières premières.

Ces flux d’information ont fait gagner du temps. « Traiter une commande prend moins d’une heure contre trois heures auparavant », fait valoir l’entrepreneur. Prochaines étapes pour Stéphane Berretti : digitaliser son service de
relation client
et, parallèlement, appliquer sa stratégie digitale à d’autres secteurs. Dans cette perspective, il vient d’acquérir 80 % d’une usine qui fabrique des spots à lumière LED sur mesure.

Stores et Rideaux anticipe une hausse de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici 2025. Un pari ambitieux qui passe par un investissement de 1,6 million d’euros dans l’outil industriel avec l’appui financier de la région Centre-Val de Loire au titre du fonds Feder. L’entreprise va acquérir des machines numériques de production, ce qui va lui permettra de passer de 200.000 articles produits chaque année à 280.000. Elle espère également créer entre 30 et 40 nouveaux emplois.

La Banque de France rassure sur la santé des entreprises tricolores, Gestion-trésorerie

La Banque de France rassure sur la santé des entreprises tricolores, Gestion-trésorerie

Quel a été l’impact de la crise sanitaire sur les entreprises françaises ? Combien d’entre elles sont dans une situation à risque ? La Banque de France a pris le pouls de 205.392 sociétés en passant au peigne fin leur bilan et leur compte de résultat, arrêtés entre le 30 juin 2020 – trois mois après le premier confinement – et janvier 2021, selon les cas. Les derniers travaux de l’institution montrent que 14 % des entreprises étudiées ont subi à la fois une hausse de leur endettement et une baisse de leur trésorerie.

Les problèmes se concentrent toutefois sur une partie d’entre elles. Afin de livrer la photographie la plus représentative, la Banque de France a écarté les sociétés qui étaient déjà en difficulté avant la crise du Covid ou avaient abordé la pandémie avec une situation financière très solide leur permettant d’absorber le choc. Soit un peu plus de 7 % de l’échantillon.

Sur le panel restant – soit quelque 191.000 entreprises -, plus de 6 % sont jugées dans une situation délicate. Pour elles, l’alourdissement de la dette conjugué à une trésorerie en baisse risque de se traduire par des difficultés lorsque les mesures d’accompagnement mises en place par l’Etat s’éteindront. Sans que leur viabilité économique ne soit remise en cause, à ce stade, par la Banque de France. « Ce chiffre n’est pas élevé », estime Alain Gerbier, directeur des entreprises de l’institution.

Sans surprise, ce taux dépasse 10 % pour les secteurs de l’hébergement et de la restauration, qui ont le plus souffert des restrictions sanitaires. Il est également très élevé pour les arts et les spectacles.

Pour que ces sociétés fragilisées puissent repartir du bon pied, il va donc falloir faire preuve d’une vigilance accrue. « Elles constituent la cible des comités départementaux qui vont accompagner les entreprises en sortie de crise », relève Alain Gerbier.

D’autres situations mériteront également d’être surveillées. Celle, par exemple, des entreprises n’ayant pas accédé à de nouveaux crédits et dont la trésorerie a diminué.

Très peu d’entreprises présentent un bilan réellement inquiétant.

Préservation de la trésorerie

Globalement, le tableau dressé par la Banque de France se veut toutefois rassurant. Entre fin décembre 2019 et fin mars 2021, la dette nette des sociétés non financières n’a augmenté que de 9 milliards d’euros… Dans près des trois-quarts des dossiers, les sociétés affichent une trésorerie stable ou en hausse, et ce, parfois, malgré le recul de leur chiffre d’affaires. Pour un gros quart d’entre elles, la raison tient essentiellement au recours à un PGE.

De plus, « quand on agrège les résultats des entreprises étudiées, le résultat net est légèrement positif », pointe Alain Gerbier. Au vu des remontées du réseau de la Banque de France, présent sur tout le territoire, il se dit d’ailleurs « optimiste » sur leur capacité à rebondir à condition que la pandémie ne reparte pas dans les prochains mois.

« Moins de notifications, mais mieux », Marketing et Vente

« Moins de notifications, mais mieux », Marketing et Vente

L’utilisateur de smartphone reçoit en moyenne 63,5 notifications par jour, la plupart considérées comme « non utiles ». L’impact sur l’attention et la productivité est bien documenté, et le phénomène d’addiction à la dopamine produite par l’alerte numérique connue du public. Happée par nos machines pleines d’invites sonores et visuelles, notre attention s’épanche et notre santé mentale (celle de nos enfants, aussi) y perd sérieusement au change.

Sociologues, psychologues, neuroscientifiques, médecins et même entrepreneurs tech chevronnés sont unanimes : ce crack digital dégrade notre quotidien et nous conduit à une apocalypse cognitive, aggravant encore le syndrome Fomo, « fear of missing out », la peur de rater quelque chose. Entreprises et créateurs d’apps ont à en répondre. Voici quelques pistes pour limiter les excès.

Mieux notifier

Redonner un sens aux notifications. Google vient de lancer Heads Up, une application d’un nouveau genre. Son objectif : vous souvenir de lever la tête lorsque vous marchez et de décoller les yeux de votre smartphone afin d’éviter les collisions. Nous en sommes donc là… Moins notifier mais mieux : telle est la responsabilité des concepteurs d’application et des employeurs.

Certains médias s’y sont mis en proposant une réelle hiérarchie de l’information et en limitant les push. D’autres entreprises, gagneraient à s’inspirer de solution comme Everbridge, spécialisée dans les situations critiques (sécurité des personnes, continuité de l’activité…) qui nécessitent une force de réaction rapide et collective. En tout cas, il faut rendre à la notification sa capacité à fédérer un engagement collectif plutôt que d’encourager une sursaturation individuelle nocive.

Couvre-feu numérique

Ne pas notifier quand il n’y a pas interaction directe. « Une telle vient de publier du contenu pour la première fois depuis un moment » (Instagram). « N’oubliez pas de capturer les moments inoubliables ce week-end » (Prisma). « Nous avons trouvé plusieurs épingles susceptibles de vous intéresser » (Pinterest). « Félicitez untel pour ses dix-sept ans chez… » (LinkedIn). La liste est longue des apps et outils d’entreprise qui vous notifient quand il ne se passe… rien.

Dans l’économie de l’attention qui régit le numérique, l’objectif est limpide : nous forcer la main pour revenir sur l’application, encore et encore. Par défaut, ce type de d’alerte gagnerait grandement à être désactivé.

Appliquer un couvre-feu numérique. Insidieuse la lumière bleue qui émane 24h/24 7j/7 de nos appareils et vient parasiter jusqu’à nos cycles circadiens. Certains comme Swrve ou Pendo, qui optimisent entre autres les heures auxquelles la notification capte sa cible, aident des milliers d’apps à comprendre que déranger un client la nuit, c’est le perdre. Stoppons les notifications nocturnes !

Notion de fréquence

Rendre le pouvoir à l’utilisateur. Quand on fait la démarche d’ajuster les paramètres de notification sur Facebook, par exemple, le message est clair : « Vous ne pouvez pas désactiver toutes les notifications, mais vous pouvez choisir celles que vous souhaitez recevoir et par quel moyen. » S’ensuit alors un choix parmi 16 types principaux de notifications et quatre moyens de les recevoir (in-app, mail, texto ou dans le navigateur). Faites le calcul… Et, pour peu que vous ayez rejoint plusieurs groupes ou que vous participiez de temps à autre à des événements, l’exercice se complique encore singulièrement.

Halte ! Revenons à des principes simples, accessibles à toutes et tous, tout en renforçant la notion de fréquence pour pouvoir régler la périodicité des notifications et leur volume.

Réguler l’interruption digitale, c’est un rapport à l’autre et à soi différent. Collectivement, nous devons avoir le courage de nous confronter à la folie ambiante et de redonner à chacun son espace vital.

Laurence Borde et Eric Villemin sont membres des Company Doctors, réseau de consultants en entreprise.

la crise pourrait pousser les femmes à réduire leurs ambitions, Coaching

Parmi le vaste bilan humain de la crise du Covid, il est peut-être une bombe à retardement méconnue qui concerne la place des femmes dans la sphère professionnelle. Celles-ci ont bien davantage souffert de la fatigue générée par la crise sanitaire que les hommes, selon le baromètre du Women’s forum réalisé par l’institut Ipsos dans les pays du G7.

Le sondage réalisé en avril en ligne auprès de 3.500 personnes, après une précédente édition en août 2020 , rappelle le mal-être engendré par une année et demie de distanciation sociale et de confinements à répétition sur une large partie de la population des deux sexes. Et ce dans tous les pays étudiés, même si l’impact semble plus modéré en France qu’en Italie ou au Japon.

Surtout, l’étude montre l’ampleur de ce mal-être chez les femmes, les écarts avec les hommes atteignant souvent une dizaine de points : 75 % des femmes déclarent ainsi avoir peur de l’avenir, contre 65 % des hommes ; 59 % ont connu l’épuisement professionnel, l’anxiété ou la dépression, contre 50 % des hommes ; 32 % des femmes ont ressenti des épisodes de fatigue et de stress extrêmes, contre 22 % des hommes, etc.

Capacité de rebond entamée

Les écarts s’apparentent même parfois à des fossés, lorsque ces femmes ont des enfants et, pire, lorsque ces derniers sont en bas âge ou qu’elles les élèvent seules : 56 % des mères de jeunes enfants disent ainsi se sentir régulièrement épuisées, contre 34 % des pères d’enfants du même âge. Soit 22 points de moins. « La force du phénomène n’avait pas été mesurée aussi précisément, souligne Etienne Mercier, directeur du pôle Opinion chez Ipsos. On imagine le coût social et économique très lourd que cela va générer dans les prochaines années. La vague n’a pas encore frappé. »

Une vague dont tout le monde ne se relèvera pas, alerte le sondage : 59 % des mères célibataires et 52 % des mères d’enfants de moins de 6 ans affirment qu’elles auront du mal à se remettre psychologiquement de cette crise. Les proportions sont à peine plus faibles concernant les dégâts physiques. Leur capacité de rebond a été durablement impactée.

Persistance des stéréotypes de genre

Avec la fermeture des crèches et des écoles, et la distance sociale imposée avec les grands-parents et les autres aides qui pouvaient s’occuper des enfants, « les relais se sont effacés », explique Amandine Lama, directrice de clientèle au sein du département Opinion d’Ipsos qui a travaillé sur l’étude. « Pour soutenir ce niveau de charge mentale, les femmes n’ont pas beaucoup de solutions : se retirer de la vie professionnelle ou tenir… mais jusqu’à quand ? »

Burn-out et dépressions d’un côté, diminution des ambitions professionnelles, voire retrait du monde professionnel de l’autre : les perspectives semblent bien peu réjouissantes. La crise a en tout cas « exacerbé et révélé les inégalités sur la gestion des enfants », résume Etienne Mercier. C’est particulièrement le cas en Allemagne et au Japon, la France étant plutôt bonne élève en la matière.

4 tendances émergentes de l'ère post-covid, Social et RH

4 tendances émergentes de l'ère post-covid, Social et RH

Et maintenant, comment fait-on ? Après plus d’un an de télétravail quasi à 100 % pour les fonctions éligibles, les règles sont assouplies et les dirigeants de PME veulent faire revenir les salariés sur site. Il ne s’agirait pas de rater la reprise. Les discussions se poursuivent pour trouver le bon équilibre, alors que 30 % des entreprises feraient face à des salariés ayant déménagé dans une autre ville depuis le début de la crise, sans en informer leur manager au préalable, selon l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH). Poussé par la rareté des talents, la croissance qui s’envole et la jeunesse des troupes, le secteur de la tech, s’illustre par des initiatives qui remettent en cause les modèles traditionnels et les réflexes managériaux.

100 % télétravail, zéro bureau

Ne cherchez plus les bureaux d’AssessFirst (7 millions d’euros de chiffre d’affaires), il n’y en a plus. Les 450 mètres carrés loués rue du Sentier, à Paris, ont été lâchés, et le siège social n’est plus « qu’une adresse », dit David Bernard, le dirigeant de cette entreprise spécialisée dans le recrutement prédictif. Plus de la moitié de 70 salariés « data scientists », développeurs, marketeurs, commerciaux et administratifs, 30 ans en moyenne, ont quitté Paris pour Ibiza, Lanzarote, Barcelone, Nantes ou ailleurs sur la planète, avec leur ordinateur sous le bras. L’entreprise s’est mise en « full remote asynchrone », et le personnel n’est même plus obligé de travailler sur les mêmes fuseaux horaires.

« Avant mars 2020, nous étions une entreprise ‘basée au bureau’ avec un seul télétravailleur », souligne David Bernard. L’entreprise a d’ailleurs dû réaliser un gros travail de documentation sur ses process et ajuster ses méthodes RH pour généraliser le télétravail dans l’urgence. Mais le pli est vite pris, et, en juin suivant, la perspective d’un retour sur site, n’enchante personne.

L’entreprise saute le pas, en juillet. Elle propose à chacun 800 euros de prise en charge d’achat de mobilier et 3.000 euros par an, pour s’offrir des tranches de coworking. Economies réalisées : 15.000 euros par an. David Bernard a maintenu les salaires parisiens.

2. Des rituels RH digitaux et des nouveaux KPI

Le télétravail ne suscitait pas l’enthousiasme de Nicolas Trabuc, le cofondateur d’Happydemics, mais cette PME innovante – « une version digitale d’Ipsos » basée sur une nouvelle technologie d’études – dont le chiffre d’affaires est tenu secret en phase de levée de fonds, s’y est résolu. A partir du 9 juin, ce sera 10 jours de télétravail par mois possibles pour la quarantaine de salariés. « Ceux qui souhaitent venir au bureau à 100 % le pourront, mais nous n’avons plus forcément vocation à tous nous retrouver », explique le dirigeant. Pour donner ses chances à la nouvelle organisation, deux initiatives, testées pendant la période Covid, perdureront : la réunion digitale du lundi soir à 18 heures, et le baromètre trimestriel de satisfaction des salariés. Ni l’une ni l’autre n’existait avant la crise sanitaire.

La première est le seul moment de la semaine où toute l’entreprise est réunie, chaque pôle prenant la parole pour évoquer ses dossiers. La seconde permet au chef d’entreprise de prendre le pouls de ses équipes. « Lorsque tout le monde est présent, l’ambiance générale est assez facile à sentir, mais à distance je n’arrivais plus trop à savoir et je me suis dit qu’il fallait que j’utilise notre propre outil pour l’entreprise. Et aujourd’hui, les résultats entrent dans mes indicateurs clé de performance (KPI) personnelle », confie le patron.

3. Des recrutements sans frontière

En mars 2020, l’architecte informatique de Troops, dédié à la numérisation des groupes intérimaires, a rejoint son Allemagne natale et le commercial s’est installé à Barcelone. A partir de là, Emilie Legoff, la fondatrice de la start-up lyonnaise a avisé : elle n’avait aucune raison de se « mettre des barrières pour recruter […] des profils presque introuvables, hypertechniques, anglophones… ». Son nouveau terrain de chasse : l’Europe entière.

Depuis un an, elle a intégré trois développeurs et un chef de projet ukrainiens, un codeur estonien et un hacker israélien. « J’ai posté les offres d’emploi sur des sites tech spécialisés, sans cibler spécifiquement des étrangers mais les annonces précisaient 100 % télétravail, et spécifiaient que la maîtrise du français n’était pas indispensable », dit-elle. Les candidats ont passé à distance tests techniques, tests de personnalité pour la compatibilité avec le reste de l’équipe, et un entretien d’embauche en visio.

En plein boom, Troops, 59 personnes pour un volume d’affaires de 500 millions d’euros (rémunération à la commission, entre 1 et 3 %), a embauché 30 nouveaux collaborateurs dans l’année. Seul le noyau initial est encore lyonnais.

4. Des bureaux annexes pour les banlieusards

En rassemblant à la Part-Dieu, à l’automne dernier, 3.000 salariés issus de 18 sites, Orange groupe a perturbé les habitudes de vie et rallongé les trajets de ses collaborateurs. Pour leur éviter de longs déplacements quotidiens, l’opérateur a opté pour la création de quatre sites de télétravail aux quatre points cardinaux à distance de Lyon, à Vienne, Saint-Etienne, Villefranche et Isle-d’Abeau mais reliés aux transports en commun, et d’un espace de coworking en banlieue, à Dardilly.

A la clef, 90 postes proches des domiciles, sans les inconvénients des trajets ou de la maison, avec les mêmes garanties de convivialité, de confort et de fluidité informatique que le siège. Les journées passées dans ces tiers lieux sont décomptées en télétravail, « les salariés n’étant pas auprès de leur équipe », explique-t-on chez Orange.

Ces espaces tampon ont fonctionné six mois avant le confinement, avec un bon taux de remplissage, sans file d’attente sur la plateforme de réservation. Depuis le Covid, le groupe n’exclut pas d’augmenter l’offre en fonction de l’affluence des convertis au télétravail.

les nouvelles règles du télétravail, Social et RH

les nouvelles règles du télétravail, Social et RH

Comme un air de déjà-vu. Le télétravail chez soi à 100 % n’est plus la règle à compter de mercredi 9 juin. Les salariés vont devoir revenir au bureau, un soulagement pour certains, une mauvaise nouvelle pour d’autres. Pour autant, contrairement à l’été 2020, le mot d’ordre n’est pas un retour plein et entier. En un an et demi de pandémie, preuve a été faite que l’activité peut se maintenir même avec un travail à distance total ou à 75 %.

En complément de la dernière version du protocole sanitaire national, la ministre du Travail, Elisabeth Borne, recommande un retour progressif en passant à trois jours de télétravail et deux jours de présentiel par semaine. Inutile donc d’obliger tous les salariés à revenir sur site tous les jours alors que la situation sanitaire reste fragile sans compter que l’employeur est toujours tenu de définir un plan de gestion des flux.

Du télétravail saupoudré de présentiel

Le télétravail continue d’être prioritaire dans l’organisation du travail. La dernière version du protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise édictée par le ministère du Travail est très claire : les employeurs devront fixer « dans le cadre du dialogue social de proximité, un nombre minimal de jours de télétravail par semaine pour les activités qui le permettent ».

Aux responsables de ressources humaines, en étroite collaboration avec les élus et les syndicats, de veiller aux besoins des salariés avec les impératifs de l’activité. Si les élus du comité social et économique (CSE) n’ont pas pris part aux négociations, ils sont en droit de saisir l’inspection du travail.

Les réunions en audio ou en visioconférence restent aussi à privilégier. Si elles se tiennent sur place, les gestes barrières, la distanciation, le port du masque et les mesures d’aération des pièces restent indispensables. Sur le long terme, si l’épidémie continue de reculer et que les entreprises ont pérennisé le télétravail dans un nouvel accord négocié avec les représentants du personnel, c’est cette organisation qui s’appliquera, toujours dans le respect des gestes barrières.

Même si ce protocole national ne dispose d’aucune valeur législative, comme l’a rappelé le Conseil d’Etat dans une décision du 19 octobre 2020, les organisations ont tout intérêt à suivre fortement ces recommandations.

Continuer à assurer la sécurité de ses salariés

Si un cluster apparaît dans l’entreprise en raison notamment d’un refus du télétravail, l’entreprise s’expose à un rappel à l’ordre de l’inspection du travail. L’organisation qui demanderait à tous ses salariés de revenir à 100 % à compter de ce 9 juin n’appliquerait pas le protocole, a précisé le ministère du Travail. L’inspection du travail pourrait être aussi saisie. Enfin, rappelons que le manquement de l’employeur à son obligation de sécurité constitue un délit pouvant déboucher sur une amende d’un montant minimum de 3.750 euros et d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à dix ans.

Un dirigeant poursuivi pour avoir fourni de la chloroquine à ses salariés, Fiscalité et droit des entreprises

Un dirigeant poursuivi pour avoir fourni de la chloroquine à ses salariés, Fiscalité et droit des entreprises

Le fondateur de l’ETI stéphanoise SNF, spécialiste mondial des floculants, est poursuivi au pénal pour l’acquisition et de la distribution illégale de chloroquine au cours du premier trimestre 2020. Il risque une amende de 50.000 euros

Une amende de 50.000 euros a été requise en fin de semaine dernière par le tribunal correctionnel de Saint-Etienne à l’encontre de René Pich, quatre-vingts ans, fondateur et DG délégué du groupe de chimie stéphanois SNF. Son tort ? : avoir proposé de la Chloroquine à ses salariés atteints du Covid-19.

René Pich est poursuivi pour exercice illégal des professions de pharmacien et de médecin, acquisition illicite, importation en contrebande et détention de substances vénéneuses. Il s’est justifié en assurant avoir agi « dans le but de sauver des vies. »

L’enquête a été ouverte en avril 2020, après un signalement de l’Inspection du travail, déclenché par une note du prévenu à 384 cadres du spécialiste mondial des floculants. Le dirigeant annonçait tenir à leur disposition des comprimés de phosphate de chloroquine et la posologie à suivre. Les avocats de deux syndicats de salariés, dont le parquet conteste la constitution de partie civile, dénoncent « la bienveillance de ce dernier envers l’entreprise qui, elle, n’est pas poursuivie. Pascal Remy, l’actuel patron du groupe, a reconnu aussi à l’audience avoir contacté le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, pour proposer de la chloroquine au CHU dont il est président du conseil de surveillance ».

Le conseil de la CFDT, Sofia Soula-Michal, annonce qu’elle déposera une plainte avec constitution de partie civile contre la société SNF. Il pointe « un comportement d’entreprise qui ne respecte pas les préconisations du gouvernement en matière de plan de continuité d’activité, en voulant poursuivre l’essentiel de ses activités et pas seulement celles essentielles. »

« Altruisme »

L’avocat de la CGT, Me François Dumoulin, a balayé l’argument de « l’état de nécessité dans lequel se trouvait la France début 2020 », avancé par la défense. Il estime que le dirigeant avait « fait pression sur les salariés pour qu’ils demeurent à leur poste de travail, quoi qu’il en coûte ». Ce qui a entraîné à deux reprises la mise en oeuvre de la procédure de danger grave et imminent. « Les investisseurs anglo-saxons, envers lesquels nous avons une dette obligataire, sont comme nos employés, ils ne comprennent pas comment l’altruisme de René Pich peut se retourner contre nous », a déclaré Pascal Remy à l’audience, où il était cité comme témoin par la défense. Le jugement a été mis en délibéré au 2 septembre.


les prêts participatifs mettent du temps à décoller, Gestion-trésorerie

les prêts participatifs mettent du temps à décoller, Gestion-trésorerie

Présentés en mars, lancés fin avril, et commercialisés depuis quelques jours, les premiers prêts participatifs relance (PPR) commencent à être signés dans les réseaux bancaires.

L’enseigne de prêt-à-porter Zapa a souscrit ce nouveau type d’emprunt, pensé pour renforcer les bilans et favoriser l’investissement en sortie de crise, auprès de la Caisse d’Epargne Ile-de-France. Il doit permettre à la marque parisienne « d’investir dans la transformation digitale et le développement de nouveaux points de vente », explique Arié Benayoun, son président.

Du côté de Saint-Etienne, la société Sam Outillage s’est également mise d’accord avec sa banque pour finaliser un prêt relance d’un montant d’environ 1,5 million d’euros. Il devrait être signé dans le courant de l’été avec la Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes.

Cette PME familiale, qui fête son centenaire cette année, souhaite ainsi poursuivre le plan d’investissement de 10 millions d’euros entamé en 2018, et qui avait subi un coup d’arrêt avec la crise au printemps 2020.

« La vie économique a bien repris. Il faut continuer à financer les projets, pour ne pas perdre en compétitivité face à la concurrence », estime le patron Olivier Blanc, quatrième génération aux commandes de la société, dont le chiffre d’affaires s’élevait en 2019 à 35 millions d’euros.

Crédits d’équipement

Malgré ces premiers contrats et l’enthousiasme de l’exécutif pour ce nouveau dispositif, financé à hauteur de 20 milliards d’euros par les assureurs (et garantis à 30 % par l’Etat), le démarrage des PPR promet d’être plutôt modeste.

« Nous n’avons pas de demande massive de la part de nos clients », confiait il y a quelques jours Daniel Baal, le directeur général de Crédit Mutuel Alliance Fédérale, interrogé par BFM Business.

« C’est sans doute un bon outil […]. Mais le sujet est de savoir si les entreprises vont vouloir prendre ce prêt participatif ou un prêt habituel », considère le dirigeant, alors que les taux d’intérêt sont compris entre 4 % et 5 % pour les PME, soit plus cher qu’un emprunt classique. La production de crédits d’équipement est d’ailleurs restée élevée au premier trimestre, notamment dans les groupes mutualistes.

« Les entreprises que je connais commencent seulement à prendre connaissance de ce produit », témoigne de son côté Olivier Blanc, qui en a lui-même entendu parler via le réseau de la CPME de la Loire et sa banque.

Confusion

Le produit, dont l’élaboration a nécessité plusieurs mois de travail de la part de toute la place financière et qui sera proposé jusqu’en juin 2022, est par nature bien plus compliqué que le prêt garanti par l’Etat (PGE), octroyé à 675.000 entreprises pour 139 milliards d’euros. Les banques ont mis en avant une nécessaire sélectivité sur les candidats.

D’une durée de huit ans, avec un différé d’amortissement de quatre ans, il a toujours été présenté comme un instrument de quasi fonds propres. Mais n’en demeure pas moins une dette au niveau comptable pour l’entreprise. De quoi créer une certaine forme de confusion chez les éventuels clients.

« Il faut prendre le temps de bien expliquer ce prêt spécifique au client. Cela n’a rien à voir avec un PGE. L’entreprise doit être convaincue du besoin de renforcement de sa structure financière avant de le signer », considère Daniel Karyotis, le directeur général de Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes.

Pas d’objectif de volumes

« Il n’est pas question de se fixer un objectif de volume sur ce type de prêts. Pour autant, nous pourrons accompagner favorablement les clients qui en feront la demande », assure le banquier, qui s’attend à y voir plus clair à la rentrée sur les besoins réels des entreprises en la matière.

Pour le patron de Sam Outillage, qui avait aussi pris un PGE, le PPR fait en tout cas sens. « Il n’existe pas tant de produits financiers qui permettent de financer sur le long terme, remarque Olivier Blanc, dont la PME stéphanoise veut devenir leader dans la conception d’outillage connecté. Ce prêt a certes un coût, mais il va nous permettre de voir venir et de récolter les fruits de nos investissements ».

L’aide « coûts fixes » aux entreprises est aménagée et élargie, Fiscalité et droit des entreprises

L’aide « coûts fixes » aux entreprises est aménagée et élargie, Fiscalité et droit des entreprises

Instaurée il y a quelques mois en complément du fonds de solidarité, un dispositif d’aide, dite « coûts fixes », a vocation à couvrir les charges supportées chaque mois par certaines entreprises qui ne parviennent pas à les absorber en raison de la baisse de leur activité due à la crise sanitaire.

L’aide servie à ce titre s’élève à 70 % du montant des charges fixes pour les entreprises de plus de 50 salariés et à 90 % du montant de ces charges pour les entreprises de moins de 50 salariés. Elle est versée au titre du premier semestre 2021 et est plafonnée à 10 M€ pour ce semestre.

Rappelons que cette aide s’adresse aux entreprises qui réalisent, en moyenne, plus de 1 million d’euros de chiffre d’affaires mensuel et qui :

– font l’objet d’une mesure d’interdiction d’accueil du public ;

– ou appartiennent à l’un des secteurs fortement impactés par la crise (secteurs S1) ou à l’un des secteurs connexes à ces derniers (secteurs S1 bis) ;

– ou exploitent un commerce dans une commune de montagne affectée par la fermeture des remontées mécaniques ou dans un centre commercial ayant fait l’objet d’une interdiction d’accueil du public.

En outre, ces entreprises doivent percevoir le fonds de solidarité, avoir subi une perte de chiffre d’affaires d’au moins 50 % pendant la période de référence et enregistrer un excédent brut d’exploitation négatif pendant cette même période.

Peuvent également bénéficier de l’aide « coûts fixes », sans condition de chiffre d’affaires, les entreprises de plus petite taille qui ont des charges fixes très élevées et qui appartiennent à l’un des secteurs suivants : hôtel, restauration traditionnelle et résidences de tourisme des stations de montagne, salles de sport, salles de loisirs intérieurs, jardins zoologiques, établissements de thermalisme, parcs d’attractions et parcs à thèmes.

Ce dispositif vient de faire l’objet d’aménagements. Et il est élargi à de nouvelles entreprises.

Assouplissement des conditions d’éligibilité

Jusqu’alors, pour bénéficier de l’aide « coûts fixes », les entreprises devaient avoir subi une perte de chiffre d’affaires (CA) d’au moins 50 % sur une période de deux mois, à savoir janvier-février, mars-avril et mai-juin. À compter de la deuxième période éligible, c’est-à-dire à compter du mois de mars 2021, elles peuvent bénéficier de l’aide dès lors qu’elles ont subi une perte de CA d’au moins 50 % au titre d’un seul de ces deux mois (par exemple, au titre du mois de mars seulement ou du mois d’avril seulement).

Cet assouplissement permet donc aux entreprises qui n’étaient pas éligibles à l’aide faute de remplir la condition de perte de CA sur les deux mois considérés d’en bénéficier au titre du mois durant lequel cette condition est remplie.

Élargissement des entreprises éligibles

Autre évolution, pour les entreprises ayant une activité saisonnière, notamment celles domiciliées dans une zone de montagne, l’aide « coûts fixes » peut leur être versée dès lors qu’elles enregistrent une perte de CA de 50 % sur une période moyenne de 6 mois (donc sur la période allant du 1er janvier au 30 juin 2021).

Et l’aide s’ouvre :

– aux entreprises exerçant une activité de location d’articles de loisirs et de sport ou de commerce de détail d’articles de sport en magasin spécialisé lorsqu’au moins 50 % du CA est réalisé dans la vente au détail de skis et de chaussures de ski ;

– aux discothèques et établissements similaires.

Création d’une aide « couts fixes groupe »

L’aide « coûts fixes » devient ouverte aux groupes dont certaines filiales ont atteint le plafond d’éligibilité au fonds de solidarité (200 000 €) ou le plafond maximal d’aide d’État autorisée par la Commission européenne pour la période de la crise sanitaire (1,8 M€). A cette fin, un groupe pourra déposer une demande consolidée permettant à l’ensemble de ses filiales éligibles de bénéficier de l’aide coûts fixes, dans la limite du plafond qui reste de 10 M€ au niveau du groupe.

Prolongation du délai pour demander l’aide

Enfin, le délai pour demander l’aide est prolongé. Il est porté à 45 jours, au lieu de 15 jours, à compter du versement de l’aide du fonds de solidarité au titre du 2e mois de la période éligible considérée. Ainsi, l’aide au titre de la période mars-avril 2021 doit être déposée dans un délai de 45 jours après le versement de l’aide du fonds de solidarité au titre du mois d’avril 2021.

Sachant que les entreprises qui ont perçu le fonds de solidarité pour le mois de mars, mais pas pour le mois d’avril, doivent, quant à elles, déposer leur demande dans un délai de 45 jours à compter de l’expiration de la période éligible, donc au plus tard le 15 juin 2021.

Rappel :
pour obtenir l’aide au titre de la période mars-avril 2021, les entreprises éligibles doivent déposer leur demande par voie dématérialisée via leur espace professionnel du site www.impots.gouv.fr. Le formulaire à remplir à cette fin a été mis en ligne le 7 mai dernier.

Décret n° 2021-625 du 20 mai 2021, JO du 21

une impulsion pour favoriser la mixité dans l'entrepreneuriat, Networking

une impulsion pour favoriser la mixité dans l'entrepreneuriat, Networking

« Pourquoi un réseau féminin ? Parce que nous avons des problématiques que n’ont pas les hommes », dit clairement Sonia Ravin, fondatrice de Someone, conseil en image, et animatrice à Mulhouse du réseau féminin d’affaires Bouge ta Boîte. En France,
29 % des entreprises sont créées par des femmes, selon l’Insee
. Des entreprises en moyenne plus petites et qui génèrent moins de chiffre d’affaires que celles dirigées par des hommes. Pourtant, les entrepreneures réussissent aussi bien que leurs homologues masculins et sont plus performantes concernant la croissance du chiffre d’affaires, souligne une étude sur le sujet,
« Femmes et entrepreneuriat »
du Conseil économique, social et environnemental (Cese) publiée en octobre 2020. Mais un faisceau de raisons, dont l’éducation ou la persistance des stéréotypes de genre, freine la création d’entreprises par des femmes.

Les réseaux d’affaires exclusivement féminins sont apparus pour apporter des solutions à ce problème.
Leur nombre a explosé en une dizaine d’années
, pour passer de 200 à plus de 500 aujourd’hui. « Le nombre d’adhésions augmente aussi beaucoup, il y a une vraie demande de la part des femmes. Ces réseaux permettent d’aborder des sujets qui ne le seraient pas dans des environnements mixtes », souligne Eva Escandon, cheffe d’entreprise, rapporteure de l’étude du Cese où elle siégeait à la délégation aux droits des femmes et à l’égalité en 2020.

Solidarité féminine

Deborah Hoffer a adhéré à un réseau d’entrepreneurs lorsqu’elle a ouvert une agence de prêt immobilier en 2017, après quinze ans de salariat dans la banque. « Il fallait tout le temps produire des chiffres et des résultats, j’étais stressée avant chaque réunion ! Les thématiques tournaient autour du pouvoir, de l’argent, du rendement. Je sentais que les problématiques privées n’avaient pas leur place dans ces rendez-vous. Or elles impactent aussi la sphère professionnelle. » La jeune femme a ensuite rejoint le réseau féminin Bouge ta Boîte en 2019, lorsque celui-ci s’est créé dans sa ville à Mulhouse. « Ici, nous nous intéressons à la croissance de notre chiffre d’affaires, mais nous pouvons également parler de nos problématiques », reprend Deborah Hoffer.

« Une communauté strictement féminine permet d’aborder certains sujets plus facilement. Par exemple, quand une femme a l’impression de subir une discrimination liée au fait qu’elle est une femme », observe Deborah Loye, directrice générale du réseau d’entrepreneures
Sista
, créé à Paris en 2018, qui accompagne les femmes créatrices de start-up. « Je crois beaucoup à la solidarité féminine, je récuse le cliché qui voudrait que les femmes soient dures entre elles, elles sont très solidaires. »

Difficultés pour lever des fonds

Une autre barrière qui se dresse entre les femmes et la création d’entreprise est l’accès au financement. L’association
Femmes Business Angels
rassemble 150 membres qui investissent tous les ans dans des start-up. « Nous ne visons pas des équipes porteuses de projet exclusivement féminines, mais des équipes mixtes. Par ricochet, nous soutenons l’entrepreneuriat féminin. Un tiers de nos investissements concernent des projets portés par des équipes ayant au moins une femme dans l’équipe fondatrice. C’est plus élevé que dans les autres réseaux d’investissement », indique Catherine Abonnenc, vice-présidente de l’association.

Dans la tech, les chiffres publiés en début d’année par Sista et le Boston Consulting Group dans son deuxième baromètre sur « les conditions d’accès au financement des femmes dirigeantes de start-up » ont de quoi affoler les compteurs de l’inégalité :
90 % du volume d’investissement en 2020 était dirigé vers des entreprises masculines
. « Nous mettons à la disposition des femmes entrepreneures tout un réseau d’experts pour les aider à lever des fonds », explique Deborah Loye. Le réseau agit aussi pour engager les fonds d’investissement dans des objectifs chiffrés de financement d’entreprises comptant au moins une femme.

Les réseaux féminins servent aussi de portes d’entrée
dans les milieux économiques mixtes. « C’est par exemple l’objet du réseau Femmes chefs d’entreprise, de prendre des mandats dans la vie économique locale, au Medef, dans les CCI, pour y développer la place des femmes. Si elles ne participent pas à cette vie économique, elles ne peuvent pas faire bouger les lignes d’un écosystème encore très masculin », observe Eva Escandon.